Droit de réponse de Laurent Obertone à Bastien Hugues

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« TROIS CHOSES À SAVOIR SUR BASTIEN HUGUES, LE JOURNALISTE FÉTICHE DES JOURNALISTES »

    1. Bastien Hugues serait journaliste, mais…

    Il se contente de piquer des informations à ses petits camarades, pour écrire un article sans la moindre valeur ajoutée. Il vole une photo et l’utilise sans mention légale. Il ne vérifie pas les calomnies de Plenel mag et les tient pour avérées. Il me prête des propos que je n’ai pas tenus sous prétexte que je ne les ai pas démentis (???), ce qui lui vaudra d’être du procès, le dernier endroit où il faut être pour les bots-journalistes. Il a été formé à l’IUT de LANNION (DUT de journalisme),  école qui n’était pas reconnue par la profession à l’époque de son diplôme.

Il écrit un article à charge sans prendre la peine de contacter l’auteur dont il parle, belle leçon de déontologie. Seule l’Humanité a pour l’instant osé en faire autant, c’est dire.

Il s’imagine qu’un journaliste ne peut pas critiquer ses confrères, mais rien à voir avec une caste non non non. Il ne vérifie pas ses « sources » (recherche Google) et me prête un parcours qui n’existe pas. Il écrit que j’ai été abasourdi « par les faits divers dont il a à traiter », faisant montre de toute l’élégance d’un style qui le confine sans doute là où il est, qui explique peut-être l’aigreur certaine de cet individu que je ne connais pas et qui s’acharne sur moi depuis plus d’une semaine, en caressant le secret espoir d’être le procureur le plus en vue de ce procès de Moscou.

Compétition morale, quand tu nous tiens…

2. Bastien Hugues aurait des lunettes, mais…

    Il pinaille sur tous les chiffres sans vraiment les contester (et pour cause), ignore superbement les victimes, sa seule préoccupation étant de qualifier d’hérétique celui qui en parle.

    Comme Caron, il ne voit pas que son mépris, son aigreur et ses dénégations absurdes ne font qu’éloigner de lui les gens qui ont des yeux pour voir.

    Pour prétendre que les journalistes ne sont pas de gauche, il faut nécessairement être l’un d’entre eux. Toute ressemblance avec ses clones n’est peut-être pas si fortuite que ça.

    Bastien Hugues ne cherche pas à vérifier qu’il y a bien 200 viols tous les jours (pourtant France 2, sa propre chaîne, l’a confirmé avant hier soir dans un reportage), ce n’est pas son problème, les recherches Google ne sont pas formelles. Ce qui est grave, pour lui, c’est qu’on en parle et que ça intéresse les gens.

    Bastien Hugues fait semblant de ne pas voir que l’accusation de racisme est la pire des infamies, puisque celui qui la subi ne peut que tenter de s’en justifier sans succès, et on ne va quand même pas prêter du crédit aux explications d’un campagnard inconnu.

    La bonne vieille tactique des vipères lubriques. Bastien Hugues n’est pas là pour voir, il est là pour aveugler.

3. Bastien Hugues serait un gauchiste, mais…

    Il n’hésite pas, avant de rétro-pédaler, à divulguer publiquement ce qu’il croit être l’identité d’un auteur visé par de nombreuses menaces de mort, ce que j’ai fait savoir à maintes reprises et qu’il ne pouvait ignorer. Belle leçon d’humanité.

    Il affiche fièrement son mépris de cet inconnu, de ce fils d’agriculteur venu d’on ne sait où, apparemment même pas membre du PS, dont la « légitimité » pour donner son avis sur quoi que ce soit est « questionnée ». Vos papiers, mon petit bonhomme, vous n’êtes pas du sérail. On ne va pas quand même pas laisser passer un pécore qui n’a pas eu notre tampon et qui entend briser notre monopole de l’information. Une belle idée de l’égalité républicaine.

    Encore une fois, ce n’est pas le livre qui l’intéresse, mais l’auteur. Un article intégralement ad hominem, voilà le vrai journalisme. Bien entendu, Bastien Hugues se garde de donner ses chiffres, son analyse, sa vérité sur l’insécurité. Comme c’est curieux. Le débat public, oui, mais uniquement sur la légitimité de ceux qui ne pensent pas comme lui.

    Pour Bastien Hugues, la diversité n’existe pas : toutes les communautés du monde sont parfaitement adaptées à toutes les sociétés du monde. Aucune d’entre elle ne peut par conséquent être sur-représentée dans la délinquance, où que ce soit. Malek Boutih est sans doute un affreux raciste. Les chercheurs et les statisticiens aussi.

    Comme tous ses petits camarades, Bastien Hugues s’efforce de ne pas montrer la moindre empathie pour les victimes. Il ne s’est jamais intéressé à elles, il ne va pas commencer maintenant. Ce qui l’intéresse, c’est qui a aimé ou non mon livre. À partir de là, Bastien Hugues stigmatise et amalgame. Le plus beau métier du monde.

     Bien entendu, sous son article, Bastien Hugues ferme les commentaires. Démocratie oblige. »

Laurent Obertone, le 10 mars 2013

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