Adrien Sénécat, premier de crachat

Adrien Sénécat

Félicitations à Adrien Sénécat (L’Express), premier journaliste à se dévouer pour cracher sur le nouveau livre de Laurent Obertone et défendre Big Brother, son maître.

Sénécat ne s’estimant pas au-dessus de la masse (saluons la lucidité), son article s’en trouve hélas voué au conformisme le plus épais : calomnie, indignation, mauvaise foi, etc.

Qu’il se rassure : dans son milieu, on peut réussir en demeurant à ce niveau.

adrien sénécat

Évidemment, Sénécat est aussitôt approuvé par la rubrique Désintox de Libé, qui sait avant de lire (c’est un métier).

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Ah oui, et Samuel Laurent, des Décodeurs du Monde, a aussi tenté sa chance.

SamuelLaurent

En attendant d’un instant à l’autre la réaction du Lab, de Rue89, des Inrocks, du Nouvel Obs, retrouvez les réponses de Laurent Obertone à L’Express, in extenso, non montées et non entrecoupées de propagande :

La référence à 1984 est omniprésente dans votre livre, mais contrairement à Orwell vous n’êtes pas dans l’anticipation, mais bien dans l’actuel. Le Big Brother que vous décrivez dans votre lui est déjà à l’oeuvre selon vous ? 

Il est aux commandes depuis plusieurs décennies. Avec les attaques de la semaine dernière, il nous a montré toute sa vigueur. Malgré son immense responsabilité dans ce qui s’est passé, Big Brother est parvenu à censurer toutes les critiques. Sa voix a dominé toutes les autres. Big Brother retourne toujours les faits à son avantage. Il a transformé un massacre, symptôme de son utopie, en kermesse progressiste.

Des simples citoyens choisis pour s’exprimer, des journalistes et des politiciens en passant par les artistes et les experts, la « liberté d’expression » ne disait qu’une seule et même chose : « pas d’amalgame », « il faut vivre ensemble ». On veut y croire, parce qu’on n’a pas le courage de regarder le réel en face. Comme d’habitude, après la sidération et la saturation, les Français vont vite oublier les faits, et ne se souviendront que des slogans.

Ligne après ligne, vous décrivez un Big Brother omniprésent, qui manipule les masses, contrôle tout. A la lecture de votre livre, j’ai finalement l’impression qu’il s’agit surtout d’un essai critique de plus envers BHL, Hollande, Fourest, et etc. mais que le « Big Brother » fantasmé n’y est pas. Qu’est-ce qui justifie la comparaison à Big Brother selon vous ?

Même si la forme est originale, ce livre est d’abord un document d’investigation. Je vous parle de ce que j’ai vécu. J’ai fait une école de journalisme, j’ai été journaliste, j’ai vu l’autocensure, les pressions, le cynisme, le copinage et la manipulation. De l’intérieur, je montre à quel point ce système de conditionnement ne doit rien au hasard. Et le journalisme n’est qu’un membre du monstre. Les gens que vous citez ne sont que des têtes de l’hydre. Dans 1984, personne ne sait si Big Brother existe réellement. Nous en sommes au même point : tout le monde se demande qui est responsable de notre situation. Big Brother est invisible mais omniprésent, conditionne tout ce qui se passe, met au diapason la plupart des médias, pèse sur chacune de nos pensées, condamne chaque parole publique au politiquement correct.

Sommes-nous alors gouvernés par une intelligence supérieure ? Je donne la réponse à la fin du livre.

Vous défendez une approche souvent biologique de la condition humaine, qu’il s’agisse défendre votre vision des différences hommes/femmes ou quand vous évoquez la sélection naturelle. Pour vous, les gènes priment par rapport à l’environnement, l’éducation ou même la volonté propre à l’individu ? 

Les gènes sont très importants, en effet. Nous sommes des animaux, domestiqués certes, mais des animaux quand même. À notre insu, les gènes déterminent presque tout. Nos aptitudes, nos comportements, l’essentiel de notre culture… Nous ne sommes pas égaux en aptitudes, par exemple, mais les êtres humains sont tout de même liés, à de très rares exceptions près, par un même programme biologique. C’est d’ailleurs ce déterminisme qui nous rend si sensibles au conditionnement, et qui le justifie : comme nous ne sommes pas égaux et que Big Brother veut imposer l’égalité, il n’a pas le choix, il doit mener un programme inégalitaire.

Ce qui le rend paradoxal et dangereux, mais les paradoxes et le danger ne l’arrêtent pas, au contraire.

Qui est le « Parti » de votre livre ? La gauche ? Les partis qui nous gouvernent ? L’UMPS ?

Le Parti rassemble tous ceux qui vont dans le sens du pouvoir moral dominant, parce que cette position, si conforme soit-elle, leur donne à leur niveau un certain prestige. Si lors d’une discussion vous dites « pas d’amalgame », vous affichez une position morale qui vous confère aussitôt une forme de supériorité sociale.

De près ou de loin, ça nous concerne presque tous un jour ou l’autre, mais certains beaucoup plus que d’autres. Dans mon livre je parle surtout de ceux qui en vivent, et de ceux qui en meurent.

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7 commentaires pour Adrien Sénécat, premier de crachat

  1. AdrienBrother dit :

    Merci Adrien, tu m’as donné envie de lire le livre d’Obertone !

  2. joseph dit :

    une bonne raison de lire le bouquin.

  3. Je suis Charly dit :

    Adrien Sénéat est un Abel Mestre en culottes courtes, il est déjà bien connu comme un harceleur des courants vus comme plutôt à droite. Il n’y a qu’a voir son « papier » contre l’institut pour la justice ou des intellectuels de droite. Aussi jeune et aussi faux… porte sur lui toute la crapulerie dont il est et sera capable dans l’avenir.

  4. Ping : L’article de l’Express suite à l’interview a été publié, pas de surprise.. les interviews ont été manipulés. | Stop Mensonges

  5. Ping : Pourquoi il faut lire "La France Big Brother" de Laurent Obertone

  6. laura dit :

    De dame moyenne à Laurent Obertone…

    Objet: Le livre Big Brother

    Mon cher Laurent,

    C’est un peu confus, tout ce que tu me racontes. J’ai du mal à y retrouver mes petits: qui est méchant, qui est gentils, qui est con, qui est dangereux,…

    Ce que je retiens, c’est que je suis domestiquée, aliénée. Je n’y avais jamais vraiment pensé, mais oui, c’est vrai. C’est d’ailleurs ce qui fait de moi un être civilisé. Ca tombe bien: on m’a toujours dit que nature et culture étaient antagonistes.

    Mon cher Laurent, j’aime beaucoup ce que tu fais, mais là, tu verses parfois dans la facilité et dans l’aigreur.

    Ton livre prend parfois des airs de « Casser les couilles »* (la balade rebelle que chantent les Inconnus). Allez, conviens-en: taper à bras raccourcis sur Aymeric Caron ou sur BHL, c’est un peu trop facile. C’est presque aussi facile que de traiter JMLP de facho. Ressaisis-toi Laurent.

    Et parce que ta réflexion demeure malgré tout originale. Parceque je jubile à chaque fois que tu publies un livre.

    Je te donne la mention très spéciale: « coup de coeur ».

  7. pacloue dit :

    Je suis plongée dans la lecture de la « france orange mécanique » faute d’avoir trouvé guerilla.
    cette triste réalité qui y est décrite correspond hélas à mon expérience professionnelle et a tout ce que j’ai pu y voir
    Lorsque j’en parlais, je sentais que je dérangeais

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