Le projet du néologisme « féminicide »

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– Rendre télégéniques certaines violences parce qu’elles préservent le schéma progressiste d’explication universelle du mal (minorité opprimée – mâle blanc oppresseur) sans danger de stigmatiser certains mâles en particulier, notamment ceux issus des minorités. Cela évite aussi de parler de l’insécurité globale, et de l’effondrement du capital social.

– Faire croire que les violences conjugales et meurtres qui s’en suivent sont motivés par la haine des femmes – donc par la société patriarcale. C’est oublier les dizaines d’hommes victimes d’homicides conjugaux par an (les femmes tuent beaucoup plus d’hommes que de femmes), quand bien même les hommes sont statistiquement plus violents et plus forts (et tuent avant tout… d’autres hommes), et c’est oublier le fait que les violences conjugales sont deux fois plus importantes au sein des couples homosexuels.

De telles questions ne peuvent plus être politisées au profit exclusif du progressisme triomphant, qui se traduit par :

  1. L’hyper-médiatisation des seules victimes « utiles » à la cause (exactement comme les mythes de la « discrimination », de « l’exclusion », ou de « l’islamophobie » qui ne tue pas, ou des « jeunes victimes de violences policières » une fois tous les quinze ans), ce qui ne peut conduire qu’à la compétition victimaire inter-communautaire au détriment de l’intérêt général.
  2. La désignation systématique des mêmes coupables (les hommes autochtones), quand bien même ils sont statistiquement et de loin les victimes MAJORITAIRES de l’insécurité, ce qui n’empêche pas médias, politiques, universitaires, artistes et associatifs de l’ignorer, de le nier, voire de les accuser d’en être les uniques responsables (comme d’à peu près tous les problèmes sociaux de ce pays).
  3. Des lois qui existent déjà, des opérations de divertissement médiatique, un aveuglement général persistant et des tas de Grenelle à la con parfaitement inutiles. Bref, ajourner le réel, plutôt que se demander pourquoi l’on persiste à ne pas construire de prisons, ni appliquer la loi.

Mais je radote : j’avais déjà parlé de tout ça dans La France Orange mécanique, toujours en librairie. Paru en 2013, mais plus que jamais à lire et à faire lire.

P.-S. Pendant ce temps-là, six « jeunes », reconnus coupable du viol collectif d’une adolescente, ont été condamnés à du suris, dans l’indifférence des associations féministes (Le Parisien, le 23/11/2019). 

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4 commentaires pour Le projet du néologisme « féminicide »

  1. Eric Bernard dit :

    Bravo Monsieur Obertone

    Encore une fois vous faites preuve d’une clairvoyance qui m’interpelle.
    Vous lire me conforte dans le fait de ne pas être seul à entrevoir le jeu des politiques et des médias (qu’ils abreuvent de subventions pour les tenir en laisse).
    Ce n’est pas rassurant en tant que tel, mais cela me conforte.
    Lorsque l’on pense par soi-même et que l’on n’écoute pas la propagande télévisée, on est vite mis au ban des conversations de groupe.
    Je suis un de vos fidèles lecteurs, continuez à exposer au plus de monde possible les enjeux sociétaux qui sont tus par les autres.
    Vous êtes en quelque sorte notre porte parole.

  2. Gilles Gillinoui dit :

    Bonjour, à la dernière ligne de votre excellent article:
    « … on été condamnés à du surSis… »

  3. POUCHOUX dit :

    Porter une critique sur le terme  » féminicide  » est risquer. Les chiennes de garde sont devant la niche empêchant tout débat, toute clairvoyance.
    Malheureusement les violences intra-familiales augmentent par la mutation de la société.Donc sans débat pas de solution..

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