Ce matin, j’ai écouté France Info ET France Inter. Récit.

Radio France

Ne le faites pas chez vous, en aucun cas. Ça n’a duré qu’une vingtaine de minutes, je n’avais pas ma combinaison d’amiante. Vous connaissez peut-être ces médias d’État, qu’on appelle en France « service public », parmi ceux qui se partagent nos milliards annuels de « redevance » (plus de 500 millions vont à Radio France) pour nous apprendre à mieux vivre/voter/penser/manger/marcher. Je suis d’abord tombé sur France Info, au hasard d’un bref trajet en bagnole, et me suis dit, avec un léger sourire de tueur en série, « tiens, voyons si mes impôts sont bien utilisés ».

L’invité se trouvait être Nagui, fort occupé à lustrer son statut d’animateur le plus rageusement conforme de ces dernières années, ce qui lui vaut sans doute d’intervenir si souvent sur nos ondes subventionnées. Il nous explique qu’il faut être très écologiste, que sa nouvelle émission va nous en persuader, que ça n’a rien à voir avec « se donner bonne conscience », que son plateau est recyclable et que pour expliquer aux téléspectateurs-payeurs qu’ils sont avant tout des sales cons de pollueurs, il y aura des tas d’invités qu’on voit très peu dans les médias, comme Élise Lucet, Frédéric Lopez ou Michel Cymès. Nagui se dit personnellement très écolo quoique sans doute « pas assez » (puisqu’il est humain quand même), et explique qu’il est vraiment très agacé par ces gens qui ont les moyens de rouler en bagnole électrique et qui roulent quand même autrement « d’un air de dire j’suis libre j’fais c’que j’veux », ce qui semble en effet assez scandaleux. Nagui insiste pour ajouter que son émission sera co-présentée par Anne-Élisabeth Lemoine « parce que la parité c’est important », poil aux dents. On ne lui laisse même pas le temps de dire tout le mal qu’il pense de la faim dans le monde, et on enchaîne avec un reportage qui glace le sang : un cas de « racisme » dans un obscur guide étudiant de province qui évoque des « bandes de beurs », ce qui vous en conviendrez n’existe pas, et le fait qu’on puisse prétendre le contraire même sous couvert d’humour relève sans doute d’une méconnaissance totale de la vie et de l’œuvre de Christiane Taubira, et on sait où ça mène, les heures sombres, le ventre encore fécond et patin-couffin. Bien entendu, les étudiants auxquels la courageuse journaliste tend le micro sont scandalisés, le recteur y va de sa « diversité qui enrichit », demande à ses étudiants de rester impertinents mais en « faisant tout de même attention » (de ne pas l’être pour de vrai), parle de « conseil de discipline » et attend des « excuses », avant, on l’imagine, la salutaire lapidation publique.

Ayant atteint ce point de non-retour, je décide de pousser plus avant mon excursion en enfer, et passe donc sur la station France Inter. J’y retrouve le sieur Nagui (c’est petit, radio France), cette fois aux commandes d’une émission entre potes articulée autour d’un film très original et très courageux et très subventionné nous narrant la palpitante histoire d’un jeune sans-papiers bangladais, de surcroît champion d’échecs, auquel Fillon avait promis de ce fait la régularisation, ce qui sous-entend qu’elle dépendrait d’un certain « mérite », ce qui est bien évidemment « dégueulasse », pour reprendre le mot d’une certaine Leïla, que Nagui s’empresse d’approuver, comme tous les autres clones présents, dans cette si saine convergence des âmes éclairées propre à l’antenne. Pour faire bonne mesure, un complet illuminé de France terre d’asile ajoute qu’il faut baser toute politique sur la « dignité » et qu’il est incompréhensible – et donc indigne – de ne pas accueillir-soigner-nourrir-vénérer 120 000 demandeurs d’asile par an, fussent-ils des menteurs et des incapables, et que si l’État n’y met pas les moyens, devinez avec quel argent, c’est carrément la « démocratie » qui en cause ( ???). Et en plus ça fait monter l’extrême droite, cette salope.

Nagui remercie son invité pour cette leçon de bon sens en l’assurant qu’« on va tout faire pour soutenir France terre d’asile », association qui vit déjà (elle aussi) exclusivement d’argent public, à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros par an.

Fermez le ban, je suis arrivé, le frein à main va s’en souvenir.

Je cite ça de mémoire, les émissions dont je parle ont été diffusées entre quelque chose comme 11 h 15 et 11 h 45 en ce radieux 15 octobre de l’an de grâce 2019 de la très sainte ère du vivre ensemble. Vous comprendrez que je m’épargne une deuxième écoute, même avec pas mal d’entraînement l’endurance humaine a ses limites.

En tout cas, je suis tranquille, nos impôts sont bien utilisés. Si j’étais Big Brother, je me féliciterais d’être secondé par des agents dévoués jusqu’à la plus parfaite et commune trépanation, et ne manquerais pas une occasion de les augmenter. On s’en fout, ce sont les rééduqués qui payent.

Bonne journée à tous.

Laurent Obertone

 

Toujours en librairie :

La France Orange Mécanique (2013).
La France Big Brother (2015).
La France Interdite (2018).
Guerilla, le jour où tout s’embrasa (2016).
Guerilla, le temps des barbares (2019).

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Guerilla tome 2 : conférences et signatures

Alors que Guerilla – Le temps des barbares cartonne toujours en tête des ventes, toujours sans aucun grand média (merci à vous !), je vous annonce ici mes dates de conférences – signatures pour les mois d’octobre et de novembre. Les informations manquantes seront précisées dès que possible.

J’en profite pour vous redire que devant les restrictions manifestes de contenu sur Facebook, je tenterai d’animer ce blog plus régulièrement, avec du contenu exclusif.

ORANGE. Le jeudi 17 octobre à 20h30, au Palais des Princes. Conférence, échange et signatures. Entrée libre.

MARSEILLE. Le vendredi 18 octobre à 19h, 16 boulevard de Pont de Vivaux. Conférence, échange, signatures et buffet. Billetterie et détails ici.

NICE. Le samedi 19 octobre à 18h30, à l’hôtel Saint-Paul (ex Maison du Séminaire), 29 boulevard Franck Pilatte. Conférence, échange et signatures. Entrée libre. Détails ici.

NANTES. Le vendredi 25 octobre. Conférence, échange et signatures. Inscriptions et détails ici : Nantescapitale@protonmail.com

SAINT-NAZAIRE. Le samedi 26 octobre à 17h. Conférence, échange et signatures. Inscriptions et détails ici : Nantescapitale@protonmail.com

PARIS. Le samedi 2 novembre. Signatures aux éditions Ring. HORAIRES À SUIVRE.

PAU. Le jeudi 14 novembre, 15 rue d’Etigny, de 17h30 à 20h. Signatures, conférence, échange.

BAYONNE. Le vendredi 15 novembre, hôtel Les Genêts, 85 avenue du 8 Mai 1945, de 19h30 à 22h. Signatures, conférence, échange.

BORDEAUX. Le samedi 16 novembre, salle Saint-Augustin (1er étage), de 16h45 à 18h45. Signatures, conférence, échange.

PARIS. Le lundi 25 novembre à 20h. Conférence, échange et signatures. Au François Coppée, 1 boulevard Montparnasse, Paris 6e. 5 euros l’entrée. Inscriptions : revue.libres@gmail.com.

LILLE, Le vendredi 13 décembre. DÉTAILS ET MODALITÉS À SUIVRE.

Réservez votre date, et venez nombreux !

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Guerilla – Le temps des barbares

Bienvenue dans la guerre totale. Disponible partout.

Je compte sur vous pour passer le message.

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Comme un petit parfum de bombe

Guerilla Le temps des barbares

   Chers lecteurs,

   Je sors enfin de mon apnée littéraire pour vous annoncer ici et maintenant que mon septième livre, Guerilla – Le temps des barbares, est parti à l’impression, où il se murmure qu’il pulvérisera mon record d’exemplaires imprimés en un seul tirage.

   Il s’agit de la suite ô combien attendue de la saga Guerilla, que vous étiez si nombreux à espérer. Je peux le dire aujourd’hui : je suis (très) content du résultat, et j’espère que vous le serez aussi. Spoiler : le très-bien-vivre-ensemble ne se passe pas tout seul.

   Plus que trois semaines de patience et cette année et demie de travail méticuleux débarquera dans vos librairies… Ne manquez pas ce rendez-vous. Comme toujours, je compte sur vous pour faire vivre ce livre, en coulisse, derrière les habituels fumigènes médiatiques de cette rentrée littéraire. Et quand la fumée se dissipera, nous ferons les comptes…

   Je vous annonce également que Facebook me faisant des misères en matière d’authentification, et malgré le temps consacré à ma page officielle depuis six ans, je ne suis plus en mesure d’y répondre à vos messages, et pour l’instant d’y publier par mes propres moyens. Je vous invite donc à partager cet article et à me suivre sur ce blog, qui sera désormais alimenté de manière suivie. Je vous y tiendrai au courant de mon actualité, et délivrerai peut-être quelques commentaires sur celle du pays, ou autres considérations personnelles. Sans que des « partenaires » style Les Décodeurs décident de la pertinence et de la visibilité de mes dires, ce qui ne gâchera rien.

   Merci à tous, et excellente rentrée. En attendant le grand orage…

   J-21 avant l’impact.

   Laurent Obertone

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Celui qui inspirait le Diable

Chers lecteurs,

Je dois vous dire un mot de l’article d’une correspondante du journal l’Opinion, Ivanne Trippenbach (photo CFJ), commis à l’occasion d’une abstention remarquable de ses facultés intellectuelles, que je lui souhaite délibérée.

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N’y perdez pas votre argent : sur la forme comme sur le fond, c’est un papier d’une consternante pauvreté. Pour résumer : je suis très méchant, mais vraiment très, et en plus j’en inspire d’autres. Pour appuyer ses propos, Ivanne invente les miens. Par exemple, selon un tweet publié quelques heures après son article, elle explique que je « prône la séparation ethnique », ce qui est une diffamation pure. Mais on n’en fait jamais assez contre la menace fasciste.

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Rappelons que le journalisme devrait consister, entre autres, à :

Fournir une information originale, impartiale et vérifiée.

Ne pas chercher à nuire.

Tenir la calomnie pour la faute professionnelle la plus grave.

La méthode Trippenbach semble un peu différente, en cela parfaitement conforme à celle de sa corporation subventionnée, qui ne comprend toujours pas pourquoi tant de gens la fuient.

Ivanne, elle appelle votre éditeur pour écrire un papier sur vous, et comme vous n’êtes pas disponible dans la minute (qui aurait mieux à faire que d’expliquer le monde à Ivanne Trippenbach?), elle fait son papier sans vous, et écrit que vous êtes « parano ». Na.

À son grand dépit, elle n’a donc pas pu voir la bête en vraie grandeur, entendre sa voix « nasillarde » et en respirer les effluves nauséabondes. Alors elle a enquêté regardé des vidéos sur Youtube. Et ça lui a suffi pour en conclure ce qu’il fallait en conclure. Je suis méchant, et méchamment influent. Et par-dessus le marché, si ma mèche est « rabattue à gauche » (ce qui ne trompe personne), mes chemises sont de droite, parce qu’elles sont noires, n’est-ce pas, mes chemises. Chemises noires, je crois que tout le monde a compris.

Ensuite elle parle de mon affreux livre, mais avant de l’avoir reçu. Oui, les journalistes ont ce pouvoir. Pour la faire courte, entre autres nauséabonderies, je donnerais un côté « intello » (avec les guillemets qui vont bien) au lien immigration – insécurité. Alors qu’elle, Ivanne, elle donne comme il se doit un côté franchement débilos (sans les guillemets) à la négation persistante de ce lien.

Une raison majeure à cet article : se blanchir les ailes. Pourquoi ? Parce qu’elle est « coauteure » du livre Inch’Allah. Elle a découvert de ses yeux qu’il existait des radicaux en Seine-Saint-Denis. Horreur, stupeur, scandale, heures sombres, pas d’amalgame, etc. Et regrettable accident, son nom est sorti. Et sa Secte des mal-comprenants s’est soudainement emballée contre elle… « Heures sombres ! Islamophobe ! Haram ! Tu fais le jeu d’on sait qui… »

Que faire pour se laver de telles accusations ? Se payer un Obertone, pardi. Un Obertone de « droite dure », « racialiste », « complotiste », « apocalyptique », et qui noie sans doute des chatons sur ses heures creuses (et dans l’eau froide). Parfait, sans risque. Une manière d’augmenter sa valeur sociale. Ce qui après étude du cas semble du domaine du possible, en dépit de ce niveau rédactionnel désespérant, qui semble consubstantiel aux « spécialistes de l’extrême droite ».

Si je vous parle de ce vide-là, c’est parce qu’il est intéressant – il existe bien des spécialistes des neutrinos – et très symptomatique de ce milieu aux abois, totalement débordé par le réel, autant que Macron et son gouvernement, autant que tous ces milieux « qui comptent », mais plus pour longtemps.

Il faut comprendre ces petits soldats de Big Brother : comme jadis ceux de l’URSS, le simple affichage de leur « bonne morale » leur suffit à exister au sein du Parti. De chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins…

Beaucoup de journalistes sont d’ailleurs victimes de ce milieu, où l’absence de punition est déjà une récompense. Je ne sais si Ivanne Trippenbach s’est persuadée d’en être un berger, ou cherche juste à en persuader son petit monde. Je lui souhaite en tout cas, sincèrement, de recouvrer sinon le talent et la reconnaissance, des scrupules et ses facultés. Ça pique un peu, on perd quelques « amis » au passage, mais ça vaut le coup d’essayer. Surtout par les temps qui courent.

Laurent Obertone

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La France Interdite

Chers lecteurs,

Voici donc le petit dernier. Mon sixième livre, celui qui m’a demandé le plus de travail, le dernier de la trilogie d’enquêtes sur la France. Au menu, la vérité sur l’immigration.

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Les grands médias n’en parleront pas, ou en parleront fort mal. Je compte sur vous pour le lire, le faire lire, et en parler autour de vous !

J’ajoute mon entretien chez TV Libertés, assez complet, qui donne une bonne idée des points largement développés dans ce livre.

Merci à tous ! Je compte sur vous.

Laurent Obertone

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Big Brother, Facebook et moi

Chers lecteurs,

Le Diable du ciel, mon cinquième livre, est aujourd’hui dans toutes les librairies. Il se trouve que les médias sont globalement réticents (taux de globalité estimé à 99,8%) à l’idée de parler de ce livre (et même de le lire, et même de le toucher avec un bâton derrière un bouclier thermique). Il se trouve que Facebook refuse de booster la diffusion de la bande annonce de ce livre, en raison d’un « contenu gênant ». Peut-être les avions. Ou peut-être bien ma gueule, allez savoir.
Bref, ce fut déjà le cas pour Guerilla. Par ailleurs, cette bande annonce s’avère difficilement partageable.
N’étant pas encore chroniqueur chez Ruquier, il se trouve que c’est un moyen de communication primordial pour Ring et pour moi. Seul le bouche à oreille peut permettre à mes livres d’exister. Je compte sur vous pour passer le message, pour partager directement le lien Youtube de la vidéo, et pour faire la publicité de ce livre. Vous êtes le seul contre-pouvoir. 

Merci à tous !

 

LO

 

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Laurent Obertone répond à la Stampa

Laurent Obertone, votre collègue Michel Houellebecq vous a qualifié de « plus grand polémiste de demain ». Vous-reconnaissez-vous dans cette définition?

« Polémiste » il me semble sous-entend une certaine outrance. Je trouve que mon travail est plutôt modéré, compte tenu de la gravité de la situation. Je m’efforce simplement de traduire le réel, sans exagérer, sans intention de séduire quelque média que ce soit, sans tenir compte du politiquement correct. C’est un contrat de confiance passé avec mon lectorat. Mais il est vrai que nous vivons une époque « progressiste » où le sens commun est devenu scandaleux, où la plus banale vérité « heurte », « choque » ou « indigne ». C’est une confiscation de la libre expression démocratique, une manière totalitaire de réguler l’opinion. Je refuse de m’y soumettre.

Dans le traduction de votre livre éditée en Italie par Signs Books il est affirmé que les événements décrits en « Guerilla » sont basés sur un travail d’étude, d’investigation et d’anticipation des services secrets français. Pouvez-vous nous détailler comme vous vous êtes imaginé les trois derniers jours de la France ?

J’étais depuis longtemps du fait de mon métier de journaliste amené à vivre au contact des forces de l’ordre, des magistrats, des victimes. Mon premier livre, la France Orange Mécanique, consacré à l’insécurité, m’a permis d’accéder aux plus grands experts du renseignement français, qui travaillent sur des scénarios d’embrasement urbain liés à des actes terroristes simultanés, tels que ceux décrits dans Guerilla. J’ai été particulièrement frappé par l’ampleur de leurs connaissances, et la faiblesse de leurs moyens. Ils savent parfaitement ce qui peut se passer, ce qui va se passer, mais n’ont aucune possibilité de l’empêcher. Le gouvernement se fiche de leur travail : sa préoccupation est la communication, pas l’action.

« Guerilla » critique farouchement une certaine idée d’accueil, d’intégration et de « vivre ensemble » (ce dernier est un concept récurrent dans l’ouvrage). Que pensez vous du multiculturalisme?

Je crois qu’il s’agit d’une utopie pure, extrêmement nuisible à la cohésion des sociétés occidentales, et à notre civilisation. En dépit d’une propagande intensive des grands médias français en sa faveur, on ne peut que constater son échec, sécuritaire, social, économique, et son rejet global par l’opinion. Mais, et c’est le propre des utopies, on ne parle de son succès qu’au futur, en refusant l’accablant témoignage du présent. L’Europe entend forcer les Européens à « vivre ensemble », en déniant totalement aux citoyens l’expression de leur souveraineté sur ce sujet pourtant fondamental, quelles qu’en soient les conséquences. Pour les gagnants de la mondialisation, la seule identité autorisée, la seule issue morale, est la négation de soi, et le refus de toute identité.

Le livre débute sur un fait particulier, un policier qui perd le contrôle durant une descente dans une banlieue parisienne. Cela rappelle, d’une certaine manière, le film la Haine. Seulement, ici, une fois déclenchée, la spirale de violence ne s’arrête plus. Le film de Kassovitz date du 1995, votre roman dystopique (nous avançons cette définition) a été publié en France en 2016. Qu’est ce qui est changé en 20 ans dans la société française?

L’immigration extra-européenne, notamment subsharienne, a explosé depuis. Les grandes banlieues françaises, dites « sensibles », là où ont lieu la plupart des affrontements avec les forces de l’ordre, sont très majoritairement peuplées de jeunes issus de cette immigration, fortement tentés, sinon encadrés, par le trafic, et parfois par l’islam. Il faut savoir que cette immigration récente et massive, largement touchée par le chômage, est impliquée dans les 2/3 des crimes et délits commis en France.

Que pensez vous des mouvements d’extrême droite qui sont en train de gagner du terrain en Europe dans ces dix dernières années? Après Aube Dorée en Grèce, récemment ont été démantelé des camps paramilitaires en Allemagne. Est-ce qu’il y a un risque effectif d’un conflit armé, d’une guerre civile?  Ou bien ce conflit existe déjà mais il est passé sous silence a cause de ce que vous définissez la plaie moderne, c’est-à-dire la désinformation? 

C’est une réaction logique à cette situation de déni d’opinion : en qualifiant de « raciste » quiconque remet en cause l’immigration, on pousse beaucoup d’Européens vers de telles extrémités. Ces mouvements pour l’instant encore contrôlables sont amenés à prendre de l’ampleur. La guerre civile ne viendra pas d’eux, du moins par pour l’instant. Les situations décrites dans Guerilla reposent sur des conflits fragmentés, globalement inorganisés, sans buts politiques réels.

Quant aux citoyens « moyens », ils n’agiront que si la situation se détériore au point de remettre en jeu leur quotidien, notamment en cas d’effondrement du système d’approvisionnement énergétique et alimentaire, ce qui, comme je le montre dans mon livre, peut se produire beaucoup plus rapidement que l’on ne le pense.

Pour l’instant, tout risque de « révolution » est inexistant : les citoyens moyens, élevés à la consommation et à la dépendance étatique, sont très dociles. Aussi méprisés qu’ils soient dans leur souveraineté et dans leur volonté, ils payent toujours leurs impôts, entendent toujours laisser l’État régler leurs problèmes, et croient toujours que tel ou tel leader politique pourra miraculeusement tout remettre en ordre. Il est si confortable de le croire… La situation de confort et d’abondance dans laquelle évolue notre génération nous incline à l’utopie « douce », c’est-à-dire à préférer croire, comme nous le répètent les multiculturalistes, que tout finira par s’arranger, qu’il ne faut pas faire d’amalgame, et que tout ira mieux dans un monde uniformément mélangé… Dans laquelle les nations européennes semblent vouloir sacrifier leur propre diversité.

Propos recueillis par Davide Lessi.

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Cyril Castelliti, alias Kapsy Katrik, faux journaliste aux Inrocks, véritable antifa…

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Les Inrocks de Pierre Siankowski et David Doucet, financés par le richissime Matthieu Pigasse, ont donc été piégés par leur « journaliste » Cyril Castelliti, alias Kapsy Katrik, militant antifa, qui admet avoir infiltré les médias. 

Tout part de la publication d’un article des Inrocks signé Cyril Castelliti, évoquant l’attaque de la librairie Humeurs noires, par une quarantaine d’antifas, à l’occasion de la signature de trois auteurs Ring, Anne-Sophie Martin, Ghislain Gilberti et moi-même. 

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D’abord, je n’ai pas été enfariné du tout. Ensuite, même si l’on est habitué au journalisme partisan, on s’interroge immédiatement : pourquoi laisser croire à un événement anodin ? Pourquoi ne pas donner la parole au libraire ? Pourquoi décrire des faits qui n’existent pas ? Pourquoi, même de la part des Inrocks, adversaire acharné des éditions Ring*, autant de mansuétude vis-à-vis des casseurs ?

Enfin comment se fait-il que Cyril Castelliti se trouvait avec cette horde ?

Réponse simple : il en fait partie. L’individu tient plusieurs comptes Facebook, dont celui de « Kapsy Katrik », où il se vante auprès d’antifas d’être « infiltré dans le monde des médias ».

Précisément, il a fait l’École supérieure de journalisme de Lille, a travaillé pour Libération, Vice, et les Inrocks. Par ailleurs il fréquente ou aime Réponse Aux Racistes, Jeunes 13 NRV, Action Antifasciste Marseille, Banlieue Paris, Mouvement Anarchiste Révolutionnaire, Antifa Marseille 1899, Mouvement Inter Luttes indépendant, Antifa International, Autonome Aktion France, pour la plupart des groupes violents revendiqués. Antiflic à tendance antisioniste, quantité de photos et de publications démontrent son appartenance au milieu antifa, auprès duquel il revendique ses articles « officiels ». Une fois de trop, il aura voulu faire de la pub à ses potes. Cette double identité semble d’ailleurs connue par ses camarades militants. Mais le milieu journalistique est-il au courant ? Ses publications sous pseudo antifa sont en tout cas « aimées » par un journaliste de France Inter, par un ancien de Mediapart…

Les likes Facebook du « journaliste » :

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Je ne sais pas si on peut encore parler de déontologie, mais tout ça soulève une question : les Inrocks le savent-ils ?

Quoi qu’il en soit, Pigasse ne peut plus financer ça, et les Inrocks n’ont pas le choix : soit ils virent ce militant infiltré, chargé de com’ des antifas, soit ils assument être l’organe officiel de la mouvance, et rémunérer des militants antifas actifs. Même chose pour tous ceux qui oseront le publier désormais.

Alors, le restant de crédibilité, ou la solidarité no pasaran ?

Bien sûr, nous ne sommes pas dupes : les Inrocks sont une machine militante, fonctionnant à la calomnie. Mais ça commence tout de même à se voir beaucoup trop. Et leur illusion de respectabilité / déontologie / crédibilité, que n’ont jamais su racheter Pigasse ni les subventions publiques (ce n’est pas faute d’avoir mis les moyens), pourrait bien disparaître à jamais. Avec cartes de presses et subventions…

L’enfariné n’est pas celui qu’on croit.

Laurent Obertone

* En décembre 2015, sous le pseudonyme d’Alexis Moreau, un militant communiste d’origine africaine, salarié de l’Humanité, signait aux Inrocks une enquête à charge contre les éditions Ring. N’ayant jamais rencontré David Serra, il se permettait de reprendre des citations datant de plusieurs années en les faisant passer pour un entretien. Une fois encore, l’extrême gauche se parait du masque des Inrockuptibles pour chercher à nuire à certains auteurs des éditions Ring.

Mise à jour : depuis la parution de cet article, Cyril Castelliti alias « Kapsy Katrik » alias « Cyril Castell » alias « Kapsy 13 » a caché ses contenus Facebook et Twitter.

L’url du Facebook Kapsy Katrik et l’adresse de son compte Twitter officiel prouvent qu’il s’agit bien de Cyril Castelliti.

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Enfin, ce qui prouve qu’il ne s’agit pas que d’une pacifiste opération enfarinage : des antifas ont suivi Ghislain Gilberti jusqu’à son hôtel le soir, pensant me trouver et m’agresser sur place. Ils étaient une trentaine à hurler « Obertone descend fils de pute, on aura ta peau ». Gilberti est sorti seul face à eux pour en découdre. La police est arrivée dans la foulée. Des antifas ont également tenté d’agresser à nouveau Ghislain Gilberti à la gare, le lendemain matin.

Voilà qui tente de couvrir et de valoriser ce « journaliste ».

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Base autonome durable

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Chers lecteurs, 

J’ai cru comprendre que Facebook avait la fâcheuse tendance à supprimer les pages « signalées » par des citoyens cyber-vigilants.

Si jamais ça devait arriver à ma page officielle, en dépit de l’affligeante banalité de mes communications, je vous invite à me retrouver ici.

Cette page sera alimentée un peu plus régulièrement que ces derniers mois.

Restez à l’écoute !

Laurent Obertone

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