Big Brother, Facebook et moi

Chers lecteurs,

Le Diable du ciel, mon cinquième livre, est aujourd’hui dans toutes les librairies. Il se trouve que les médias sont globalement réticents (taux de globalité estimé à 99,8%) à l’idée de parler de ce livre (et même de le lire, et même de le toucher avec un bâton derrière un bouclier thermique). Il se trouve que Facebook refuse de booster la diffusion de la bande annonce de ce livre, en raison d’un « contenu gênant ». Peut-être les avions. Ou peut-être bien ma gueule, allez savoir.
Bref, ce fut déjà le cas pour Guerilla. Par ailleurs, cette bande annonce s’avère difficilement partageable.
N’étant pas encore chroniqueur chez Ruquier, il se trouve que c’est un moyen de communication primordial pour Ring et pour moi. Seul le bouche à oreille peut permettre à mes livres d’exister. Je compte sur vous pour passer le message, pour partager directement le lien Youtube de la vidéo, et pour faire la publicité de ce livre. Vous êtes le seul contre-pouvoir. 

Merci à tous !

 

LO

 

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Laurent Obertone répond à la Stampa

Laurent Obertone, votre collègue Michel Houellebecq vous a qualifié de « plus grand polémiste de demain ». Vous-reconnaissez-vous dans cette définition?

« Polémiste » il me semble sous-entend une certaine outrance. Je trouve que mon travail est plutôt modéré, compte tenu de la gravité de la situation. Je m’efforce simplement de traduire le réel, sans exagérer, sans intention de séduire quelque média que ce soit, sans tenir compte du politiquement correct. C’est un contrat de confiance passé avec mon lectorat. Mais il est vrai que nous vivons une époque « progressiste » où le sens commun est devenu scandaleux, où la plus banale vérité « heurte », « choque » ou « indigne ». C’est une confiscation de la libre expression démocratique, une manière totalitaire de réguler l’opinion. Je refuse de m’y soumettre.

Dans le traduction de votre livre éditée en Italie par Signs Books il est affirmé que les événements décrits en « Guerilla » sont basés sur un travail d’étude, d’investigation et d’anticipation des services secrets français. Pouvez-vous nous détailler comme vous vous êtes imaginé les trois derniers jours de la France ?

J’étais depuis longtemps du fait de mon métier de journaliste amené à vivre au contact des forces de l’ordre, des magistrats, des victimes. Mon premier livre, la France Orange Mécanique, consacré à l’insécurité, m’a permis d’accéder aux plus grands experts du renseignement français, qui travaillent sur des scénarios d’embrasement urbain liés à des actes terroristes simultanés, tels que ceux décrits dans Guerilla. J’ai été particulièrement frappé par l’ampleur de leurs connaissances, et la faiblesse de leurs moyens. Ils savent parfaitement ce qui peut se passer, ce qui va se passer, mais n’ont aucune possibilité de l’empêcher. Le gouvernement se fiche de leur travail : sa préoccupation est la communication, pas l’action.

« Guerilla » critique farouchement une certaine idée d’accueil, d’intégration et de « vivre ensemble » (ce dernier est un concept récurrent dans l’ouvrage). Que pensez vous du multiculturalisme?

Je crois qu’il s’agit d’une utopie pure, extrêmement nuisible à la cohésion des sociétés occidentales, et à notre civilisation. En dépit d’une propagande intensive des grands médias français en sa faveur, on ne peut que constater son échec, sécuritaire, social, économique, et son rejet global par l’opinion. Mais, et c’est le propre des utopies, on ne parle de son succès qu’au futur, en refusant l’accablant témoignage du présent. L’Europe entend forcer les Européens à « vivre ensemble », en déniant totalement aux citoyens l’expression de leur souveraineté sur ce sujet pourtant fondamental, quelles qu’en soient les conséquences. Pour les gagnants de la mondialisation, la seule identité autorisée, la seule issue morale, est la négation de soi, et le refus de toute identité.

Le livre débute sur un fait particulier, un policier qui perd le contrôle durant une descente dans une banlieue parisienne. Cela rappelle, d’une certaine manière, le film la Haine. Seulement, ici, une fois déclenchée, la spirale de violence ne s’arrête plus. Le film de Kassovitz date du 1995, votre roman dystopique (nous avançons cette définition) a été publié en France en 2016. Qu’est ce qui est changé en 20 ans dans la société française?

L’immigration extra-européenne, notamment subsharienne, a explosé depuis. Les grandes banlieues françaises, dites « sensibles », là où ont lieu la plupart des affrontements avec les forces de l’ordre, sont très majoritairement peuplées de jeunes issus de cette immigration, fortement tentés, sinon encadrés, par le trafic, et parfois par l’islam. Il faut savoir que cette immigration récente et massive, largement touchée par le chômage, est impliquée dans les 2/3 des crimes et délits commis en France.

Que pensez vous des mouvements d’extrême droite qui sont en train de gagner du terrain en Europe dans ces dix dernières années? Après Aube Dorée en Grèce, récemment ont été démantelé des camps paramilitaires en Allemagne. Est-ce qu’il y a un risque effectif d’un conflit armé, d’une guerre civile?  Ou bien ce conflit existe déjà mais il est passé sous silence a cause de ce que vous définissez la plaie moderne, c’est-à-dire la désinformation? 

C’est une réaction logique à cette situation de déni d’opinion : en qualifiant de « raciste » quiconque remet en cause l’immigration, on pousse beaucoup d’Européens vers de telles extrémités. Ces mouvements pour l’instant encore contrôlables sont amenés à prendre de l’ampleur. La guerre civile ne viendra pas d’eux, du moins par pour l’instant. Les situations décrites dans Guerilla reposent sur des conflits fragmentés, globalement inorganisés, sans buts politiques réels.

Quant aux citoyens « moyens », ils n’agiront que si la situation se détériore au point de remettre en jeu leur quotidien, notamment en cas d’effondrement du système d’approvisionnement énergétique et alimentaire, ce qui, comme je le montre dans mon livre, peut se produire beaucoup plus rapidement que l’on ne le pense.

Pour l’instant, tout risque de « révolution » est inexistant : les citoyens moyens, élevés à la consommation et à la dépendance étatique, sont très dociles. Aussi méprisés qu’ils soient dans leur souveraineté et dans leur volonté, ils payent toujours leurs impôts, entendent toujours laisser l’État régler leurs problèmes, et croient toujours que tel ou tel leader politique pourra miraculeusement tout remettre en ordre. Il est si confortable de le croire… La situation de confort et d’abondance dans laquelle évolue notre génération nous incline à l’utopie « douce », c’est-à-dire à préférer croire, comme nous le répètent les multiculturalistes, que tout finira par s’arranger, qu’il ne faut pas faire d’amalgame, et que tout ira mieux dans un monde uniformément mélangé… Dans laquelle les nations européennes semblent vouloir sacrifier leur propre diversité.

Propos recueillis par Davide Lessi.

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Cyril Castelliti, alias Kapsy Katrik, faux journaliste aux Inrocks, véritable antifa…

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Les Inrocks de Pierre Siankowski et David Doucet, financés par le richissime Matthieu Pigasse, ont donc été piégés par leur « journaliste » Cyril Castelliti, alias Kapsy Katrik, militant antifa, qui admet avoir infiltré les médias. 

Tout part de la publication d’un article des Inrocks signé Cyril Castelliti, évoquant l’attaque de la librairie Humeurs noires, par une quarantaine d’antifas, à l’occasion de la signature de trois auteurs Ring, Anne-Sophie Martin, Ghislain Gilberti et moi-même. 

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D’abord, je n’ai pas été enfariné du tout. Ensuite, même si l’on est habitué au journalisme partisan, on s’interroge immédiatement : pourquoi laisser croire à un événement anodin ? Pourquoi ne pas donner la parole au libraire ? Pourquoi décrire des faits qui n’existent pas ? Pourquoi, même de la part des Inrocks, adversaire acharné des éditions Ring*, autant de mansuétude vis-à-vis des casseurs ?

Enfin comment se fait-il que Cyril Castelliti se trouvait avec cette horde ?

Réponse simple : il en fait partie. L’individu tient plusieurs comptes Facebook, dont celui de « Kapsy Katrik », où il se vante auprès d’antifas d’être « infiltré dans le monde des médias ».

Précisément, il a fait l’École supérieure de journalisme de Lille, a travaillé pour Libération, Vice, et les Inrocks. Par ailleurs il fréquente ou aime Réponse Aux Racistes, Jeunes 13 NRV, Action Antifasciste Marseille, Banlieue Paris, Mouvement Anarchiste Révolutionnaire, Antifa Marseille 1899, Mouvement Inter Luttes indépendant, Antifa International, Autonome Aktion France, pour la plupart des groupes violents revendiqués. Antiflic à tendance antisioniste, quantité de photos et de publications démontrent son appartenance au milieu antifa, auprès duquel il revendique ses articles « officiels ». Une fois de trop, il aura voulu faire de la pub à ses potes. Cette double identité semble d’ailleurs connue par ses camarades militants. Mais le milieu journalistique est-il au courant ? Ses publications sous pseudo antifa sont en tout cas « aimées » par un journaliste de France Inter, par un ancien de Mediapart…

Les likes Facebook du « journaliste » :

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Je ne sais pas si on peut encore parler de déontologie, mais tout ça soulève une question : les Inrocks le savent-ils ?

Quoi qu’il en soit, Pigasse ne peut plus financer ça, et les Inrocks n’ont pas le choix : soit ils virent ce militant infiltré, chargé de com’ des antifas, soit ils assument être l’organe officiel de la mouvance, et rémunérer des militants antifas actifs. Même chose pour tous ceux qui oseront le publier désormais.

Alors, le restant de crédibilité, ou la solidarité no pasaran ?

Bien sûr, nous ne sommes pas dupes : les Inrocks sont une machine militante, fonctionnant à la calomnie. Mais ça commence tout de même à se voir beaucoup trop. Et leur illusion de respectabilité / déontologie / crédibilité, que n’ont jamais su racheter Pigasse ni les subventions publiques (ce n’est pas faute d’avoir mis les moyens), pourrait bien disparaître à jamais. Avec cartes de presses et subventions…

L’enfariné n’est pas celui qu’on croit.

Laurent Obertone

* En décembre 2015, sous le pseudonyme d’Alexis Moreau, un militant communiste d’origine africaine, salarié de l’Humanité, signait aux Inrocks une enquête à charge contre les éditions Ring. N’ayant jamais rencontré David Serra, il se permettait de reprendre des citations datant de plusieurs années en les faisant passer pour un entretien. Une fois encore, l’extrême gauche se parait du masque des Inrockuptibles pour chercher à nuire à certains auteurs des éditions Ring.

Mise à jour : depuis la parution de cet article, Cyril Castelliti alias « Kapsy Katrik » alias « Cyril Castell » alias « Kapsy 13 » a caché ses contenus Facebook et Twitter.

L’url du Facebook Kapsy Katrik et l’adresse de son compte Twitter officiel prouvent qu’il s’agit bien de Cyril Castelliti.

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Enfin, ce qui prouve qu’il ne s’agit pas que d’une pacifiste opération enfarinage : des antifas ont suivi Ghislain Gilberti jusqu’à son hôtel le soir, pensant me trouver et m’agresser sur place. Ils étaient une trentaine à hurler « Obertone descend fils de pute, on aura ta peau ». Gilberti est sorti seul face à eux pour en découdre. La police est arrivée dans la foulée. Des antifas ont également tenté d’agresser à nouveau Ghislain Gilberti à la gare, le lendemain matin.

Voilà qui tente de couvrir et de valoriser ce « journaliste ».

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Base autonome durable

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Chers lecteurs, 

J’ai cru comprendre que Facebook avait la fâcheuse tendance à supprimer les pages « signalées » par des citoyens cyber-vigilants.

Si jamais ça devait arriver à ma page officielle, en dépit de l’affligeante banalité de mes communications, je vous invite à me retrouver ici.

Cette page sera alimentée un peu plus régulièrement que ces derniers mois.

Restez à l’écoute !

Laurent Obertone

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Adrien Sénécat, premier de crachat

Adrien Sénécat

Félicitations à Adrien Sénécat (L’Express), premier journaliste à se dévouer pour cracher sur le nouveau livre de Laurent Obertone et défendre Big Brother, son maître.

Sénécat ne s’estimant pas au-dessus de la masse (saluons la lucidité), son article s’en trouve hélas voué au conformisme le plus épais : calomnie, indignation, mauvaise foi, etc.

Qu’il se rassure : dans son milieu, on peut réussir en demeurant à ce niveau.

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Évidemment, Sénécat est aussitôt approuvé par la rubrique Désintox de Libé, qui sait avant de lire (c’est un métier).

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Ah oui, et Samuel Laurent, des Décodeurs du Monde, a aussi tenté sa chance.

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En attendant d’un instant à l’autre la réaction du Lab, de Rue89, des Inrocks, du Nouvel Obs, retrouvez les réponses de Laurent Obertone à L’Express, in extenso, non montées et non entrecoupées de propagande :

La référence à 1984 est omniprésente dans votre livre, mais contrairement à Orwell vous n’êtes pas dans l’anticipation, mais bien dans l’actuel. Le Big Brother que vous décrivez dans votre lui est déjà à l’oeuvre selon vous ? 

Il est aux commandes depuis plusieurs décennies. Avec les attaques de la semaine dernière, il nous a montré toute sa vigueur. Malgré son immense responsabilité dans ce qui s’est passé, Big Brother est parvenu à censurer toutes les critiques. Sa voix a dominé toutes les autres. Big Brother retourne toujours les faits à son avantage. Il a transformé un massacre, symptôme de son utopie, en kermesse progressiste.

Des simples citoyens choisis pour s’exprimer, des journalistes et des politiciens en passant par les artistes et les experts, la « liberté d’expression » ne disait qu’une seule et même chose : « pas d’amalgame », « il faut vivre ensemble ». On veut y croire, parce qu’on n’a pas le courage de regarder le réel en face. Comme d’habitude, après la sidération et la saturation, les Français vont vite oublier les faits, et ne se souviendront que des slogans.

Ligne après ligne, vous décrivez un Big Brother omniprésent, qui manipule les masses, contrôle tout. A la lecture de votre livre, j’ai finalement l’impression qu’il s’agit surtout d’un essai critique de plus envers BHL, Hollande, Fourest, et etc. mais que le « Big Brother » fantasmé n’y est pas. Qu’est-ce qui justifie la comparaison à Big Brother selon vous ?

Même si la forme est originale, ce livre est d’abord un document d’investigation. Je vous parle de ce que j’ai vécu. J’ai fait une école de journalisme, j’ai été journaliste, j’ai vu l’autocensure, les pressions, le cynisme, le copinage et la manipulation. De l’intérieur, je montre à quel point ce système de conditionnement ne doit rien au hasard. Et le journalisme n’est qu’un membre du monstre. Les gens que vous citez ne sont que des têtes de l’hydre. Dans 1984, personne ne sait si Big Brother existe réellement. Nous en sommes au même point : tout le monde se demande qui est responsable de notre situation. Big Brother est invisible mais omniprésent, conditionne tout ce qui se passe, met au diapason la plupart des médias, pèse sur chacune de nos pensées, condamne chaque parole publique au politiquement correct.

Sommes-nous alors gouvernés par une intelligence supérieure ? Je donne la réponse à la fin du livre.

Vous défendez une approche souvent biologique de la condition humaine, qu’il s’agisse défendre votre vision des différences hommes/femmes ou quand vous évoquez la sélection naturelle. Pour vous, les gènes priment par rapport à l’environnement, l’éducation ou même la volonté propre à l’individu ? 

Les gènes sont très importants, en effet. Nous sommes des animaux, domestiqués certes, mais des animaux quand même. À notre insu, les gènes déterminent presque tout. Nos aptitudes, nos comportements, l’essentiel de notre culture… Nous ne sommes pas égaux en aptitudes, par exemple, mais les êtres humains sont tout de même liés, à de très rares exceptions près, par un même programme biologique. C’est d’ailleurs ce déterminisme qui nous rend si sensibles au conditionnement, et qui le justifie : comme nous ne sommes pas égaux et que Big Brother veut imposer l’égalité, il n’a pas le choix, il doit mener un programme inégalitaire.

Ce qui le rend paradoxal et dangereux, mais les paradoxes et le danger ne l’arrêtent pas, au contraire.

Qui est le « Parti » de votre livre ? La gauche ? Les partis qui nous gouvernent ? L’UMPS ?

Le Parti rassemble tous ceux qui vont dans le sens du pouvoir moral dominant, parce que cette position, si conforme soit-elle, leur donne à leur niveau un certain prestige. Si lors d’une discussion vous dites « pas d’amalgame », vous affichez une position morale qui vous confère aussitôt une forme de supériorité sociale.

De près ou de loin, ça nous concerne presque tous un jour ou l’autre, mais certains beaucoup plus que d’autres. Dans mon livre je parle surtout de ceux qui en vivent, et de ceux qui en meurent.

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La déontologie et la grâce de Nadia Daam

Suite à l’article de Laurent Obertone sur le lynchage d’un Rom dans le 9-3, voilà ce qu’a déclaré Nadia Daam à propos du Figaro, neuf mois après avoir interviewé Laurent Obertone (émission 28 minutes) :

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Face à la censure de SOS racisme

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Jacques Savine, président de SOS racisme Isère (Photo Grenews). 

 

Par le biais de son président Jacques Savine, la Très Tolérante association SOS racisme a donc fait annuler la présentation de mon livre Utøya dans une grande librairie grenobloise.

L’État (vous, moi) paye des gens pour ça. Entre 600 et 900 000 euros de subventions nationales par an, sans parler des incalculables subventions locales, sans parler des donateurs privés, au premier rang desquels figure l’inénarrable Pierre Bergé. Cette association reconnue d’utilité publique, bâtie sur le calcul politique, non contente de polluer tout débat de société, s’est déjà illustrée pour faux témoignages, harcèlement moral, ainsi que de « graves insuffisances de gestion et de rigueur » (Cour des Comptes, 2002).

Qu’est-ce qui justifie le maintien en vie de cette Stasi ? Qu’est-ce qui justifie ce détournement organisé de nos impôts pour alimenter cet organe de censure ? Comment un gouvernement, comment une administration, comment des citoyens et des contribuables peuvent-ils tolérer cet arrosage automatique, jamais remis en question ?

Les subventions locales aux associations sont le moyen le plus sûr d’offrir l’argent des français à ses petits camarades. La ville de Grenoble (PS), qui se vante de « lutter contre toutes les discriminations », offre 9 000 euros par an à l’antenne iséroise d’SOS racisme. Le Conseil général de l’Isère (PS) verse pour sa part 25 000 euros par an à cette association créée par le PS. Il est aussi arrivé au Conseil régional de Rhône-Alpes (PS) de mettre la main à la poche.

Jacques Savine est membre du PS.

C’est vous qui payez. Et voter, c’est aussi payer.

Grenoble, une ville radieuse, où tout va bien, où la sécurité n’est pas un problème, où le vivre ensemble s’épanouit tellement que Jacques Savine a peur que je vienne le perturber.

Nos belles autorités morales qui ne jurent que par leurs « valeurs » et leur « démocratie » se moquent que ces petits fonctionnaires de la pensée unique et artificielle qui disposent de locaux dans toute la France, puissent encore empêcher une librairie de près de cinquante salariés d’organiser une rencontre entre un auteur et ses lecteurs, brutalement, sans discussion, avec chantage à la violence en prime.

Quand je pense que ces gens passent leur temps à « tester » que l’accès des lieux publics est bien autorisé à tout le monde, surtout sans discrimination…

Pas un mot d’indignation, pas un regret, pas une condamnation… ce petit monsieur recevra sans doute les félicitations des siens, de son parti et de son camp.

Jacques Staline a-t-il lu mon livre ou le précédent ? Non, il l’avoue lui-même. Il a lu les Inrocks, ça lui suffit. Juste les Inrocks. Pas Première, pas l’Express, pas le Figaro, pas Linternaute, pas le Soir, pas Elle, pas Metro, pas Atlantico, pas 20 minutes, pas l’Avenir, pas le Point, pas la presse norvégienne…

Non non non, juste les Inrocks. C’est ça, leur ouverture d’esprit ?

« Le racisme ne connaît ni couleurs, ni nationalités, ni frontières ».

L’antiracisme subventionné ne connaît ni liberté, ni limite, ni loi. Cet antiracisme là n’est plus une opinion, c’est un délit. Encouragé par l’État, financé par le contribuable.

Chers lecteurs, je vous remercie pour votre indéfectible soutien. Vous avez décidé de vous passer des conseils de lecture de SOS racisme, et vous rendez ainsi notre atmosphère plus respirable.

Laurent Obertone, le 8/11/2013. 

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